
Purée, je ne me suis jamais autant battu avec un sac.
Il a fallut faire tenir la bouffe pour trois jours, les habits, la tente, le sac de couchage, un carnet A4, un sténopé, bref, ce cheval mort pèse plus de 20 kilos.
Avec lui sur le dos, j'atteins facile les 95 kilos.
J'me dis qu'en marchant, je vais m'affaisser et mourir, ou me muscler, et les kilos de bouffe qui serviront d'essence vont disparaitre rapidement de mon dos.
J'ai d'abord tout mis, ça voulait pas, et j'ai repensé à Maxence, l'an dernier, qui avait la capacité d'empiler une quantité incroyable d'objets dans son sac, sans se poser la question de si ça rentre ou pas, vu que ça rentre et c'est tout. J'ai tout sorti, et patiemment, mon sac est devenu celui de Mary Poppins , duquel elle sort un putain de lampadaire et tant d'autres choses pour décorer sa chambre.
Pas la place d'emmener le Brownie que j'étais tout content de l'avoir exprés pour voyager. Tant Pis.
Je pars demain, tout seul, à 10h, de Paris Nord,
à Midi, j'arrive au Touquet.
Dimanche, deux potes me retrouvent au Crotoy.
Et puis voilà, on ira le plus loin possible vers le sud en longeant la côte.
Dans deux jours, j'ai une tête de loqueteux, dans cinq, on me jette des pierres, dans huit, j'ai la fièvre mexicaine, et le 15, ça suffit, on rentre à la maison, moi et ma barbe.
J'ai tout prévu pour ce voyage.
La bise